Avocats en droit de la famille, des successions et du patrimoine, le Cabinet DAF Darmon Avocats Famille assiste sa clientèle en amont pour informer les héritiers de leurs droits, prévenir et gérer les conflits successoraux et, en cas de blocage, engager toute procédure judiciaire nécessaire à la défense de leurs intérêts.
L'avocat en succession et héritage, conciliateur privilégié
L'avocat en droit des successions peut intervenir à tout moment du règlement de la succession. En amont, pour conseiller les héritiers sur l'option successorale et notamment le conjoint survivant, qui dispose en plus d'une option qui lui est réservée lorsque tous les enfants sont issus du couple (usufruit de toute la succession ou quart en pleine propriété) ; si le défunt laisse un enfant né d'une autre union, il reçoit le quart en pleine propriété, sans option.
Certaines négociations peuvent également naître au cours des opérations de succession, s'agissant surtout du partage et de l'attribution des lots à partager. Dans ce cas, l'avocat en droit de succession pourra anticiper ou limiter des éventuels conflits entre les cohéritiers et leur apporter soutien et assistance dans confrontés à une situation difficile et éprouvante.
Avocat pour succession : représentant obligatoire en cas d'action judiciaire
Toutefois, il arrive souvent qu'une succession soit bloquée en raison de conflits entre les héritiers, de contestations, ou de l'inertie de certains interlocuteurs.
Le Notaire est alors contraint de suspendre les opérations de succession, faute d'accord unanime des héritiers.
Dans ce cas, si l'ensemble des tentatives de résolution amiable ont échoué, l'avocat en droit des successions interviendra afin d'introduire une action en justice pour son client. En phase judiciaire, la représentation par avocat est obligatoire.
Tel est le cas des actions en contestation de testament (vice de forme, insanité d'esprit, captation), des actions en partage judiciaire de l'indivision en cas de désaccord — nul ne pouvant être contraint de rester dans l'indivision (article 815 du Code civil) —, ou des actions en réduction pour atteinte à la réserve héréditaire.
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Dans le cadre de votre consultation, vous serez conseillé par un avocat du Cabinet DAF Darmon Avocats Famille. Votre dossier fera l'objet d'un audit spécifique sur le fond et sur les conditions d'intervention.
Notaire ou avocat en succession : qui fait quoi ?
Les deux professions n'ont pas le même rôle et interviennent souvent en parallèle : le notaire règle la succession et reste neutre entre les héritiers ; l'avocat défend un héritier lorsqu'un désaccord bloque ce règlement.
| Le notaire | L'avocat en droit des successions | |
|---|---|---|
| Rôle | Officier public, neutre : il règle la succession pour tous les héritiers | Conseil d'une partie : il défend les intérêts d'un héritier |
| Missions | Acte de notoriété, inventaire, déclaration fiscale, attestation immobilière, partage amiable | Contestation de testament, action en réduction, recel successoral, partage judiciaire, action contre une captation d'héritage |
| Quand | Dans toute succession (obligatoire dès qu'il y a un bien immobilier, un testament ou une donation entre époux, et pour l'acte de notoriété si l'actif atteint 5 965 € en 2026, seuil revalorisé chaque année, ou s'il existe un contrat de mariage) | Dès que le règlement se bloque ou qu'un héritier s'estime lésé |
| Devant le tribunal | N'y plaide pas | Représentation obligatoire (partage judiciaire, réduction, contestation de testament…) |
Le recours au notaire, obligatoire dans certains cas
L'ouverture de la succession est le plus souvent confiée au notaire, son recours étant parfois obligatoire : en présence d'un bien immobilier, d'un testament ou d'une donation entre époux et, pour établir l'acte de notoriété, en présence d'un actif successoral égal ou supérieur à 5 965 € (seuil 2026, revalorisé chaque année) ou d'un contrat de mariage entre le défunt et son conjoint survivant. Il est en outre vivement conseillé lorsque le défunt a consenti des donations de son vivant, qui doivent être prises en compte dans le règlement de la succession.
Le recours au notaire est obligatoire en présence de :
- Un actif successoral égal ou supérieur à 5 965 € (seuil 2026, revalorisé chaque année), pour établir l'acte de notoriété
- Un testament ou une donation entre époux
- Un contrat de mariage entre le défunt et son conjoint survivant, pour établir l'acte de notoriété
- Bien(s) immobilier(s)
Le règlement de la succession par le notaire : 7 étapes
Pour situer le rôle de l'avocat, voici le déroulé côté notaire (détail sur notre page notaire et succession).
Le premier rendez-vous chez le notaire consiste à rechercher l'existence ou non d'un testament. Si les héritiers présomptifs ont connaissance d'un testament olographe (conservé chez le défunt ou dans un coffre par exemple), elles devront le transmettre sans délai au notaire. Le notaire interrogera en tout état de cause le fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV) pour vérifier s'il existe un testament ultérieur qui aurait été confié à un notaire par le défunt de son vivant.
Ce document rédigé par le notaire, à la demande d'un ou plusieurs héritiers, indique l'identité des héritiers du défunt ainsi que leurs droits dans la succession, en tenant compte du testament s'il en existe un.
Cet acte est signé par le ou les héritiers qui le demandent et permettra tant au notaire qu'aux héritiers d'avancer sur les démarches auprès des différents organismes (banque, caisse de retraite, organismes sociaux etc.)
Les héritiers sont tenus de transmettre au notaire l'ensemble des documents en leur possession afin de lui permettre d'interroger, les banques, le service de la publicité foncière et plus largement tout organisme. Le but étant de déterminer la consistance du patrimoine du défunt et répertorier tant l'actif (biens immobiliers, comptes bancaires, placements) que le passif (dettes envers des créanciers particuliers, emprunts etc.)
S'agissant du mobilier, le notaire peut faire appel à un commissaire de justice (ancien commissaire-priseur judiciaire) pour procéder à l'inventaire et estimer le prix des biens mobiliers.
Une fois l'inventaire dressé, les héritiers ayant connaissance de la consistance du patrimoine du défunt sont libres d'accepter ou non la succession.
L'héritier dispose en principe de dix ans pour exercer son option (article 780 du Code civil). Il ne peut être contraint de se prononcer avant un délai de quatre mois à compter du décès ; passé ce délai, un créancier, un cohéritier ou l'État peut le sommer de prendre parti.
Trois possibilités s'ouvrent aux héritiers :
- L'acceptation pure et simple qui emporte acceptation de l'intégralité de la succession, tant sur les biens que sur les dettes, sans limitation ;
- L'acceptation à concurrence de l'actif net qui engage les héritiers sur le paiement des dettes que dans la limite de la valeur des biens composant l'actif. En clair, les créanciers de la succession ne pourront poursuivre les héritiers sur leur patrimoine personnel ;
- La renonciation à la succession : l'héritier ne reçoit aucun bien et n'est pas tenu des dettes, mais il reste tenu, selon ses moyens, des frais funéraires de son parent ou de son enfant défunt.
Ces documents officialisent le transfert de propriété de certains biens au nom des héritiers. S'agissant des valeurs financières (placements, comptes titres) et biens mobiliers (véhicules le plus souvent), on parlera de certificat de propriété. S'agissant des biens immobiliers, le notaire établit une attestation immobilière pour chaque immeuble qu'il transmettra au service de la publicité foncière pour publication et mise à jour des données cadastrales. Dans ce dernier cas, l'attestation est en principe établie dans les mois qui suivent le décès, avant le partage.
Cette déclaration fiscale est obligatoire et doit être déposée dans un délai de 6 mois à compter du décès au service de l'enregistrement du domicile du défunt. Ce délai est porté à 12 mois en cas de décès à l'étranger ; des délais particuliers s'appliquent en outre-mer.
Le retard dans le dépôt de la déclaration entraine en effet un intérêt de retard de 0,20% par mois et une pénalité de 10% si le retard excède 6 mois.
Les droits exigibles sont réglés au moment du dépôt de la déclaration de succession sauf en cas de demande de fractionnement de paiement ou de paiement différé.
Dans ces conditions seulement, peuvent être dispensés d'une déclaration de succession :
- Les héritiers en ligne directe (enfants), le conjoint survivant et le partenaire de Pacs, à condition que l'actif brut successoral soit inférieur à 50 000 € et qu'ils n'aient pas reçu du défunt de donation ou de don manuel non enregistré ou non déclaré ;
- Tout autre bénéficiaire de la succession (hors héritiers en ligne directe, conjoint survivant et partenaire de Pacs) à condition que l'actif brut successoral soit inférieur à 3000 €.
Le partage constitue la dernière étape d'une succession.
Les héritiers peuvent décider ensemble s'ils souhaitent se maintenir en indivision et conserver le(s) bien(s) à hauteur de droits concurrents.
Dans ce cas, la rédaction d'une convention d'indivision peut être proposée par le notaire pour régir le fonctionnement de l'indivision.
En cas de partage, lequel peut être provoqué à tout moment, chaque héritier est réputé propriétaire des biens qui lui sont attribués depuis la date du décès.
Ce partage peut être amiable ou contentieux ; dans ce dernier cas, l'assistance et la représentation d'un avocat en droit des successions sont obligatoires.
Nos interventions en contentieux successoral
Le Cabinet DAF Darmon Avocats Famille, à Paris, informe les héritiers de leurs droits, tente la résolution amiable et, à défaut, engage la procédure devant le tribunal judiciaire. Nos dossiers les plus fréquents :
- Contestation de testament : insanité d'esprit du testateur, vice de forme d'un testament olographe, captation ;
- Action en réduction : une donation ou un legs dépasse la quotité disponible et entame la réserve héréditaire des enfants ;
- Recel successoral : un cohéritier dissimule un bien, une donation ou l'existence d'un héritier — il est alors privé de sa part sur le bien recelé ;
- Partage judiciaire : l'indivision est bloquée, un héritier refuse de vendre ou de signer — nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision (article 815 du Code civil) ;
- Rapport des donations et contestation des évaluations de biens ;
- Défense du conjoint survivant et litiges de famille recomposée (enfants d'un premier lit).
Une succession difficile ou un conflit d'héritiers se traite d'autant mieux qu'il est pris tôt. Pour faire le point, contactez-nous au 01 56 68 11 45.
Avocat en droit des successions : les questions fréquentes
Lorsque la succession devient conflictuelle et que le notaire ne peut plus concilier : contestation d'un testament, atteinte à la réserve héréditaire, blocage du partage en indivision, recel entre héritiers, soupçon de captation d'héritage. L'avocat conseille aussi en amont sur l'option successorale et sur les droits du conjoint survivant.
Oui dès qu'une action en justice est engagée : partage judiciaire de l'indivision, action en réduction pour atteinte à la réserve, contestation de testament, action en recel successoral. Le partage judiciaire relève du tribunal judiciaire, avec avocat obligatoire.
L'héritier dispose en principe de dix ans pour exercer son option (article 780 du Code civil). Il ne peut être contraint de se prononcer avant quatre mois à compter du décès ; passé ce délai, un créancier, un cohéritier ou l'État peut le sommer de prendre parti, et il a alors deux mois pour répondre. La déclaration de succession fiscale, elle, est due dans les six mois du décès.
Le notaire règle la succession (acte de notoriété, inventaire, déclaration fiscale, partage amiable) et reste neutre entre les héritiers. L'avocat, lui, défend un héritier en particulier lorsqu'un désaccord bloque le règlement : contestation de testament, atteinte à la réserve héréditaire, partage judiciaire, recel successoral, soupçon de captation d'héritage. Les deux professionnels interviennent souvent en parallèle.
Les honoraires sont libres et fixés par une convention signée en début de mission : facturation au temps passé (taux horaire), au forfait pour une intervention délimitée, ou avec un honoraire de résultat complémentaire calculé sur les sommes obtenues. L'aide juridictionnelle est possible sous conditions de ressources. Une première consultation permet d'estimer le budget selon la complexité du dossier.
C'est le fait, pour un héritier, de dissimuler volontairement un bien de la succession, une donation qu'il a reçue, ou l'existence d'un autre héritier, afin de rompre l'égalité du partage. La sanction est lourde : l'héritier receleur est réputé acceptant pur et simple, il ne reçoit aucune part sur les biens recelés et doit les restituer avec les fruits. L'action se prescrit par cinq ans à compter de la découverte du recel.
Nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision (article 815 du Code civil). Les héritiers qui détiennent au moins les deux tiers des droits peuvent demander au tribunal judiciaire d'autoriser la vente du bien (article 815-5-1 du Code civil). En cas d'urgence, le juge peut aussi autoriser un héritier à vendre seul, si l'intérêt commun le justifie (loi du 7 avril 2026). À défaut, l'avocat saisit le tribunal judiciaire d'une action en partage : le juge peut ordonner la licitation (vente aux enchères) du bien indivis et le partage du prix, ou attribuer le bien à un héritier à charge de soulte. Une médiation ou une convention d'indivision à durée déterminée peut aussi être négociée en amont.