Par le passé, l'adultère était une cause automatique de divorce.
Progressivement, le législateur a suivi l'évolution générale des mœurs et a abandonné le caractère péremptoire de l'adultère.
Pour autant, la fidélité reste un devoir et cette obligation s'impose aux époux jusqu'à ce que le jugement de divorce soit définitif (article 260 du Code civil).
Il appartient désormais au juge d'évaluer chaque cas les preuves qui lui sont soumises par l'époux « délaissé ».
Divorce pour adultère : quelles conséquences si la preuve est retenue ?
Avant de réunir des preuves, il faut savoir ce que l'on peut en attendre. Prouver l'adultère peut faire prononcer le divorce aux torts exclusifs de votre conjoint et, dans certains cas, ouvrir droit à des dommages-intérêts. En revanche, l'adultère ne modifie en principe ni la prestation compensatoire, ni la garde des enfants, ni le partage des biens (le juge peut seulement refuser la prestation compensatoire en équité, voir le tableau).
| Sur quoi ? | Effet de l'adultère prouvé |
|---|---|
| Attribution des torts | Le divorce peut être prononcé aux torts exclusifs de l'époux adultère. Si l'autre époux a lui aussi commis une faute, le divorce peut être prononcé aux torts partagés, ou cette faute peut retirer à l'adultère sa gravité (article 245 du Code civil). |
| Dommages-intérêts | Possibles pour l'époux qui obtient le divorce aux torts exclusifs de son conjoint, en réparation des conséquences d'une particulière gravité que lui cause la dissolution du mariage (article 266 du Code civil). Un préjudice distinct (circonstances humiliantes, publicité de la liaison) peut s'y ajouter sur le fondement de l'article 1240. Les montants restent le plus souvent modestes. |
| Prestation compensatoire | Inchangée en principe : depuis la réforme de 2004, elle est dissociée des torts et calculée sur la disparité de niveau de vie. Le juge peut seulement la refuser en équité lorsque l'époux qui la demande est aux torts exclusifs (article 270, alinéa 3). |
| Garde et résidence des enfants | En principe aucun effet. Elles sont fixées selon l'intérêt de l'enfant, et non selon la conduite conjugale des parents, sauf si cette conduite a exposé l'enfant à une situation qui lui est préjudiciable. |
| Nom d'usage et partage des biens | Aucun effet. Le partage s'opère selon le régime matrimonial ; l'usage du nom obéit à ses propres règles. |
En pratique, la preuve de l'adultère sert donc surtout à obtenir un divorce aux torts exclusifs et, éventuellement, des dommages-intérêts ; c'est aussi un levier de négociation. Reste à savoir si les preuves réunies seront jugées recevables.
Vos preuves d'adultère sont-elles recevables ?
Situez votre cas en quelques questions ; le détail de chaque mode de preuve est développé plus bas.
Vos preuves d'adultère sont-elles utilisables ?
Souhaitez-vous invoquer l'adultère de votre conjoint dans votre divorce ?
Quel élément de preuve avez-vous, ou pouvez-vous réunir ?
Comment avez-vous eu accès à ces messages ?
Ces messages sont a priori recevables
En matière de divorce, la preuve se fait par tout moyen (article 259 du Code civil). La Cour de cassation a jugé que des messages relevés sur le téléphone du conjoint ne peuvent être écartés que s'ils ont été obtenus par violence ou par fraude (Cass. 1re civ., 17 juin 2009, n° 07-21.796). La force probante d'un message produit en justice est appréciée par le juge : les éléments qui permettent d'identifier son auteur et sa date la renforcent.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Cette preuve risque d'être écartée pour fraude
Le juge peut considérer qu'accéder à des messages en forçant un mot de passe ou un compte protégé constitue une fraude. L'article 259-1 du Code civil interdit alors de les verser aux débats. Un tel accès peut en outre constituer une infraction : atteinte au secret des correspondances (article 226-15 du Code pénal, dont les peines sont aggravées entre conjoints, concubins ou partenaires de PACS) ou accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (article 323-1 du Code pénal).
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Une preuve obtenue sous la contrainte est écartée
L'article 259-1 du Code civil prévoit qu'un époux ne peut pas verser aux débats un élément de preuve qu'il aurait obtenu par violence ou par fraude. Les autres modes de preuve admis dans un divorce relèvent du droit commun : attestations conformes à l'article 202 du Code de procédure civile, constat de commissaire de justice, messages.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Recevable, sous condition de proportionnalité
Un rapport de détective privé peut être produit dans un divorce. Lorsqu'un mode de preuve porte atteinte à la vie privée, il n'est admis que s'il est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et si l'atteinte est proportionnée au but poursuivi (Cass. 1re civ., 25 février 2016, n° 15-12.403 ; Cass. ass. plén., 22 décembre 2023, n° 20-20.648). Le juge apprécie librement la force probante d'un tel rapport, seul ou avec les autres éléments du dossier.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Un constat encadré par la loi
Un commissaire de justice peut dresser un constat à la demande d'un particulier, et ses constatations font foi jusqu'à preuve contraire. En revanche, pour se rendre dans un lieu privé sans l'accord de son occupant — ce qui est le cas du constat d'adultère au domicile — une autorisation préalable du juge est nécessaire, donnée sur requête et fixant le lieu, la date et l'heure. Selon l'article 259-2 du Code civil, le constat demandé par un époux est écarté des débats s'il y a eu violation de domicile ou atteinte illicite à l'intimité de la vie privée. Le coût de cette mesure est élevé.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Recevables, sous conditions de forme
Les attestations doivent respecter l'article 202 du Code de procédure civile : manuscrites, datées, signées, avec la copie d'une pièce d'identité du témoin. Selon l'article 259 du Code civil, les descendants ne peuvent jamais être entendus sur les griefs invoqués par les époux ; la jurisprudence étend cette interdiction aux attestations écrites. Le juge apprécie librement la valeur et la portée des attestations produites.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Un enregistrement clandestin : ce que vérifie le juge
Un enregistrement réalisé à l'insu de la personne est un procédé déloyal. Depuis un arrêt de l'Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023, une preuve déloyale n'est plus automatiquement écartée des débats : le juge vérifie qu'elle est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et que l'atteinte aux droits de l'autre partie est strictement proportionnée. La première chambre civile a appliqué ce contrôle en matière familiale le 4 mars 2026. En matière de divorce, l'article 259-1 du Code civil interdit par ailleurs de verser aux débats une preuve obtenue par violence ou par fraude. La jurisprudence considère en revanche qu'utiliser un message vocal que son auteur a laissé à son destinataire, en sachant qu'il serait enregistré par l'appareil, n'est pas un procédé déloyal.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
La preuve peut se constituer en cours de procédure
Ne pas avoir de preuve aujourd'hui n'interdit pas d'engager la démarche. Selon les cas : recueil d'attestations conformes à l'article 202 du Code de procédure civile, constat de commissaire de justice. En France, un examen génétique destiné à établir une filiation n'est possible qu'en exécution d'une mesure ordonnée par le juge, dans une action relative à la filiation ou aux subsides, et avec le consentement de l'intéressé (article 16-11 du Code civil) ; un test réalisé en dehors de ce cadre est pénalement sanctionné (articles 226-28 et 226-28-1 du Code pénal). Un avocat vous aide à bâtir un dossier solide avant l'assignation.
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Invoquer l'adultère n'est pas toujours nécessaire
Si votre objectif est de divorcer sans tenir à faire constater l'adultère, d'autres voies sont plus rapides et moins conflictuelles : le divorce par consentement mutuel ou le divorce accepté si un accord est possible, le divorce pour altération définitive du lien conjugal sinon (un an de séparation, sans faute à prouver).
Chaque situation est particulière : cette indication ne remplace pas l'avis d'un avocat.
Comment faire constater un adultère ?
Idem est non esse et non probari, ce qui ne peut être prouvé n'existe pas.
L'infidélité peut être prouvée par tout moyen dans le cadre d'une procédure de divorce ou de séparation de corps.
Néanmoins, certaines règles spécifiques encadrent les différents modes de preuve en raison du caractère particulièrement intime des relations conjugales.
Avant tout, si le principe de la preuve libre est ancré, c'est à condition que la preuve ne soit pas obtenue par fraude ou par violence (article 259-1 du Code civil). Encore faut-il néanmoins que l'époux qui invoque les violences ou la fraude en rapporte la preuve.
Ainsi, l'origine de la preuve détermine la recevabilité d'une preuve en justice.
Illustrations
Il est possible de recueillir des attestations de votre entourage, familial, amical et professionnel s'ils ont constaté l'existence de la relation adultère.
Toutefois, les descendants des époux (enfants du couple ou d'une précédente union, petits-enfants) ne peuvent jamais être entendus sur les griefs invoqués par les époux. Cette interdiction vaut également pour les attestations manuscrites, même si elles sont recueillies en dehors de l'instance de divorce.
La production de SMS, courriers électroniques ou encore pages de réseaux sociaux est recevable pour prouver l'adultère d'un époux dans le cadre d'une procédure de divorce : en matière de divorce, la preuve se fait par tous moyens et le juge ne peut écarter un élément de preuve que s'il a été obtenu par violence ou par fraude (Civ. 1re, 17 juin 2009, n° 07-21.796). La force probante d'un message est ensuite appréciée par le juge ; les éléments qui permettent d'identifier son auteur et sa date la renforcent.
Aussi, des photos publiées sur Instagram, Whatsapp ou Snapchat pourraient également être utilisés dans le cadre de la procédure.
Ils ne seront écartés que si leur obtention procède de la fraude ou de la violence. Par exemple, le fait d'obtenir par menace le téléphone de son conjoint est constitutif de violence. Le fait de pirater un compte « Facebook » pour avoir accès à des messages privés est constitutif d'une fraude. Dans ces derniers cas, la preuve sera écartée des débats et ne permettra pas de fonder la conviction du Juge.
A contrario, des messages relevés sur un téléphone ou un ordinateur laissé accessible ne sont pas, de ce seul fait, obtenus par violence ou par fraude : ils ne peuvent alors pas être écartés des débats sur le fondement de l'article 259-1 du Code civil.
Un enregistrement réalisé à l'insu de la personne est un procédé déloyal. Depuis l'arrêt de l'Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023 (n° 20-20.648), une preuve déloyale n'est plus automatiquement écartée des débats : le juge vérifie qu'elle est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et que l'atteinte aux droits de l'autre partie est strictement proportionnée. La première chambre civile a appliqué ce contrôle en matière familiale le 4 mars 2026. En matière de divorce, l'article 259-1 du Code civil interdit par ailleurs de verser aux débats une preuve obtenue par violence ou par fraude.
La jurisprudence considère en revanche qu'utiliser un message vocal que son auteur a laissé à son destinataire, en sachant qu'il serait enregistré par l'appareil, n'est pas un procédé déloyal. Encore faut-il que le message n'ait pas été obtenu par fraude, par exemple en accédant à la messagerie d'autrui (article 259-1 du Code civil).
Les rapports d'enquête contenant des photographies non équivoques quant à la nature d'une relation adultérine peuvent être produits en justice pour établir la preuve d'une faute. Veillez à ne pas enfreindre le respect de la vie privée !
Il est possible de faire suivre son conjoint sur la voie publique. Toutefois, lorsqu'un mode de preuve porte atteinte à la vie privée, il n'est admis que s'il est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et si l'atteinte est proportionnée au but poursuivi (Cass. 1re civ., 25 février 2016, n° 15-12.403 ; Cass. ass. plén., 22 décembre 2023, n° 20-20.648).
Le juge apprécie librement la force probante d'un rapport d'enquête privée, seul ou avec les autres éléments du dossier.
En pratique, il est souvent produit avec d'autres éléments de preuve sur la réalité des relations adultérines.
Le constat d'adultère dressé par un commissaire de justice (ancien huissier de justice) peut être utilisé comme preuve de l'adultère.
Attention toutefois : le constat est écarté des débats s'il y a eu violation de domicile ou atteinte illicite à l'intimité de la vie privée (article 259-2 du Code civil).
Un commissaire de justice peut dresser un constat à la demande d'un particulier. En revanche, pour se rendre dans un lieu privé sans l'accord de son occupant — ce qui est le cas du constat d'adultère au domicile —, il convient d'obtenir au préalable, sur requête, l'autorisation du président du tribunal judiciaire (ou du juge aux affaires familiales si le divorce est déjà engagé), qui autorisera le commissaire de justice à se présenter en un lieu déterminé, à une heure précise, pour dresser le constat (article 145 du Code de procédure civile).
Cette procédure est très encadrée et représente un coût important, ce qui en fait un moyen de preuve de moins en moins utilisé.
Il n'en demeure pas moins utile : les constatations d'un commissaire de justice font foi jusqu'à preuve contraire.
Une analyse établissant la non-paternité du mari à l'égard d'un enfant du couple a pu être retenue, avec d'autres éléments, comme preuve de l'adultère (Cass. 1re civ., 28 févr. 2006, n° 04-12.736).
En France, un examen génétique destiné à établir une filiation n'est toutefois possible qu'en exécution d'une mesure d'instruction ordonnée par le juge, dans une action relative à la filiation ou aux subsides, et avec le consentement préalable et exprès de l'intéressé (article 16-11 du Code civil). Un test réalisé en dehors de ce cadre est pénalement sanctionné (articles 226-28 et 226-28-1 du Code pénal).
Un journal intime ou des lettres missives contenant l'aveu d'une relation adultérine peuvent être librement produits en justice. Ils ne sont écartés que s'il est établi qu'ils ont été obtenus par fraude ou par violence (article 259-1 du Code civil) : c'est à l'époux qui s'y oppose d'en rapporter la preuve, la simple allégation d'un vol ne suffisant pas (Cass. 2e civ., 29 janvier 1997, n° 95-15.255 ; Cass. 2e civ., 6 mai 1999, n° 97-12.437).
En somme, plusieurs moyens sont mis à la disposition du conjoint victime d'adultère pour établir l'existence d'une infidélité à l'appui d'une demande de divorce et sont soumises à l'appréciation souveraine des Juges.
Attention toutefois, tous les coups ne sont pas permis !
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Divorce pour adultère : les questions fréquentes
Non. L'adultère n'est plus une cause péremptoire de divorce : le juge apprécie au cas par cas s'il constitue une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune. Il peut être excusé au regard des circonstances, ou donner lieu à un divorce aux torts partagés.
L'adultère prouvé peut faire prononcer le divorce aux torts exclusifs du conjoint et, si la dissolution du mariage cause à l'autre époux des conséquences d'une particulière gravité, ouvrir droit à des dommages-intérêts (article 266 du Code civil). Il est en revanche, en principe, sans effet sur la prestation compensatoire (dissociée des torts depuis 2004 ; le juge peut seulement la refuser en équité à l'époux qui la demande lorsque le divorce est prononcé à ses torts exclusifs, article 270 du Code civil), sur la garde des enfants (fixée selon leur intérêt) et sur le partage des biens (qui suit le régime matrimonial).
Pas automatiquement. L'époux qui obtient le divorce aux torts exclusifs de son conjoint peut se voir accorder des dommages-intérêts en réparation des conséquences d'une particulière gravité qu'il subit du fait de la dissolution du mariage (article 266 du Code civil). Un préjudice distinct — circonstances humiliantes, liaison affichée publiquement — peut donner lieu à une indemnisation supplémentaire sur le fondement de l'article 1240. Les montants alloués restent le plus souvent modestes.
Non. La résidence des enfants et le droit de visite sont fixés selon le seul intérêt de l'enfant. La conduite conjugale d'un parent, y compris l'adultère, n'entre pas en compte, sauf si elle a exposé l'enfant à une situation qui lui est préjudiciable.
En principe non : depuis la réforme de 2004, la prestation compensatoire est dissociée des torts et calculée sur la disparité de niveau de vie créée par la rupture. Le juge peut seulement refuser de l'accorder, par équité, à l'époux dont le divorce est prononcé aux torts exclusifs (article 270, alinéa 3 du Code civil).
Non. Les descendants ne peuvent jamais être entendus sur les griefs invoqués par les époux à l'appui d'une demande en divorce (article 259 du Code civil). Cette interdiction couvre aussi les attestations écrites, même recueillies en dehors de l'instance.
Oui, à condition que la preuve n'ait pas été obtenue par fraude ou par violence (article 259-1 du Code civil). Un message consulté sur un téléphone laissé accessible est recevable ; un compte piraté ou un téléphone obtenu sous la menace conduit à écarter la preuve.
Un enregistrement réalisé à l'insu de la personne est un procédé déloyal. Depuis l'arrêt de l'Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023, une preuve déloyale n'est plus automatiquement écartée des débats : le juge vérifie qu'elle est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et que l'atteinte aux droits de l'autre partie est strictement proportionnée. En matière de divorce, l'article 259-1 du Code civil interdit par ailleurs de verser aux débats une preuve obtenue par violence ou par fraude. Utiliser un message vocal que son auteur a laissé à son destinataire, en sachant qu'il serait enregistré par l'appareil, n'est en revanche pas un procédé déloyal.
Ses constatations font foi jusqu'à preuve contraire, mais son usage recule. Un commissaire de justice peut dresser un constat à la demande d'un particulier ; en revanche, pour se rendre dans un lieu privé sans l'accord de son occupant — ce qui est le cas du constat d'adultère au domicile — une autorisation préalable du juge est nécessaire, donnée sur requête (le président du tribunal judiciaire avant toute procédure, le juge aux affaires familiales si le divorce est engagé). Le coût est élevé, et le constat demandé par un époux est écarté des débats en cas de violation de domicile ou d'atteinte illicite à l'intimité de la vie privée (article 259-2 du Code civil).
Non. L'adultère a été dépénalisé en France en 1975 : ce n'est ni un délit ni une contravention, on ne peut donc pas porter plainte. Il reste une faute civile, qui peut fonder un divorce pour faute et donner lieu à des dommages-intérêts si un préjudice est démontré.
Le devoir de fidélité subsiste juridiquement jusqu'au divorce définitif. En pratique, les juges se montrent indulgents pour une relation nouée après une séparation ancienne et alors que la procédure est déjà engagée : l'adultère peut alors perdre son caractère de gravité, voire conduire à un divorce aux torts partagés plutôt qu'aux torts exclusifs.