Les père et mère exercent en principe ensemble l'autorité parentale. C'est le principe très important de la coparentalité. Sauf circonstances exceptionnelles (exercice de l'autorité parentale confié par le juge à un seul parent, retrait ou suspension de l'autorité parentale), il ne doit y avoir aucune prééminence de l'un ou l'autre des parents.
Pourtant, bien que la séparation et le divorce soient en principe sans incidence sur les droits des pères, dans les faits la résidence de l'enfant et les choix concernant l'enfant sont souvent confiés à la mère. Il est ainsi bon de rappeler l'étendue des droits des pères. D'ailleurs, bien que l'on parle de « droits » des pères, ils constituent en réalité bel et bien des devoirs.
Notre équipe d'avocats intervient exclusivement en droit de la famille et saura représenter vos intérêts et répondre à vos questions sur le sujet.
Quels sont les droits des pères sur la résidence de l'enfant ?
Le choix de la résidence de l'enfant ? Une décision conjointe
Jusqu'à leur majorité, les enfants ne peuvent pas librement choisir leur lieu de vie. Ce choix reviendra généralement aux parents qui, la plupart du temps, n'auront pas besoin de l'intervention du Juge aux affaires familiales. Ils pourront ainsi décider que :
Les options de résidence de l'enfant
- L'enfant résidera chez son père ;
- l'enfant résidera chez sa mère ;
- l'enfant résidera chez l'un et l'autre de manière alternée.
Les parents doivent faire ce choix conjointement. En l'occurrence, la mère ne peut pas le faire seule à l'insu du père ou lui dicter ses vues. La mère qui agit à l'encontre de ses règles pourra d'ailleurs voir sa responsabilité civile engagée.
Résidence habituelle de l'enfant chez la mère ? Les droits du père
Les parents conviennent le plus souvent de la résidence de leur enfant chez l'un ou l'autre d'entre eux. La résidence alternée est moins fréquemment retenue.
Lorsque l'enfant réside habituellement chez sa mère, celle-ci devra s'assurer de ne jamais méconnaître les droits du père. Sauf motifs graves tenant à l'intérêt supérieur de l'enfant, le père pourra exercer son droit de visite.
La mère qui ne se conforme pas à ces règles s'expose à des poursuites pénales pour non-représentation d'enfant : constitue en effet un délit, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende, le fait de refuser indûment de représenter un enfant mineur à la personne qui a le droit de le réclamer (article 227-5 du Code pénal).
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Dans le cadre de votre consultation, vous serez conseillé par un avocat du Cabinet DAF Darmon Avocats Famille. Votre dossier fera l'objet d'un audit spécifique sur le fond et sur les conditions d'intervention.
Quels sont les droits des pères sur la personne de l'enfant ?
Malgré le divorce ou la séparation des parents, le père reste détenteur de l'autorité parentale. En effet, la dégradation des relations parentales n'a jamais été une cause de retrait de l'autorité parentale. Il en résulte qu'il reste possesseur d'un certain nombre de droits.
Le droit du père sur l'éducation de l'enfant
Le père garde le droit d'éduquer son enfant et de participer à son développement.
Le droit du père sur le patrimoine de l'enfant
Tant que l'enfant est mineur, le père qui exerce l'autorité parentale est, avec la mère, son administrateur légal : il le représente dans les actes de la vie civile et gère ses biens. Il peut agir seul pour la gestion courante ; les actes graves exigent l'accord des deux parents, et certains, comme vendre un immeuble ou emprunter au nom de l'enfant, l'autorisation du juge des tutelles.
Aussi, le père administrateur légal bénéficie, en principe avec la mère, de la jouissance légale : il peut percevoir les revenus des biens de l'enfant jusqu'à ses seize ans, à charge de les consacrer d'abord à sa nourriture, à son entretien et à son éducation (articles 386-1 à 386-4 du Code civil). Les revenus du travail de l'enfant en sont exclus.
Le maintien des obligations pécuniaires du père au moment de la séparation ou du divorce
La filiation fait naître un certain nombre de devoirs à l'encontre des parents. Ceux-ci se maintiennent lorsque les parents décident de se séparer ou de divorcer. L'établissement du lien de filiation oblige ainsi les parents à entretenir leur enfant et fait en outre apparaître des obligations alimentaires.
Les obligations du père envers son enfant
Malgré le divorce ou la séparation, le père reste tenu d'entretenir son enfant.
Le devoir d'entretien oblige les parents à subvenir aux besoins de l'enfant. Cela couvre les dépenses de première nécessité (se nourrir, se vêtir, se loger …) mais cela peut parfois aller au-delà comme le financement des activités extra-scolaires par exemple.
Les père et mère supportent le poids de cette obligation chacun à hauteur de leurs facultés respectives. Ainsi, dans l'hypothèse où le père aurait contribué plus que sa part aux dépenses exposées dans le cadre de l'obligation d'entretien, il a la possibilité de réclamer les sommes excédantes à la mère en respectant le délai de prescription de droit commun de cinq ans.
Toutes les obligations alimentaires ne procèdent pas nécessairement de la filiation. Nous allons néanmoins ici nous attarder sur l'obligation alimentaire qui pèse sur les père et mère et qui persiste au moment de la séparation ou du divorce.
Les père et mère ne peuvent en aucun cas, sous prétexte de la séparation / divorce, se soustraire de cette obligation. Il résulte de l'obligation alimentaire que le père et la mère sont tenus de prodiguer une aide économique à leur enfant si celui-ci est dans le besoin. Distincte de cette obligation, l'obligation d'entretien prend, après la séparation, la forme d'une contribution à l'entretien de l'enfant (pension alimentaire), sans que l'enfant ait à prouver qu'il est dans le besoin. Le père chez qui l'enfant réside pourrait donc en réclamer le versement à la mère.
Cela signifie également que le père qui contribuerait seul à cette obligation pourrait se retourner contre la mère qui ne participe pas à proportion de sa fortune.
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En tant que père, vous êtes préoccupé par vos droits et cette situation peut rapidement devenir source de conflit ? Le Cabinet DAF Darmon Avocats Famille a l'habitude de ces questions et saura vous orienter sur la recevabilité et le bien-fondé de votre demande.
Il en va de l'intérêt de l'enfant que les père et mère exercent conjointement et de manière équivalente tous les devoirs qui relèvent de l'autorité parentale. Il peut pourtant arriver qu'un des parents exerce une certaine prééminence sur l'enfant : les droits des pères sont alors trop souvent minimisés.
En cas de conflit, il pourra être nécessaire de saisir le juge. Nous pouvons, si vous le souhaitez, vous accompagner et préparer les meilleurs arguments pour faire valoir vos droits dans l'intérêt de l'enfant.
Vous pouvez nous contacter au 01 56 68 11 45 pour un premier entretien téléphonique.
Le droit des pères : les questions fréquentes
Lorsque la filiation est établie à l'égard des deux parents dans l'année de la naissance (ce qui est automatique pour un père marié), l'autorité parentale est exercée en commun, y compris sans mariage et sans décision de justice : aucun parent ne peut imposer seul sa volonté sur les décisions importantes (école, santé, déménagement de l'enfant). Le père a alors les mêmes droits que la mère. Si le père a reconnu l'enfant plus d'un an après sa naissance, ou si sa paternité a été établie par jugement, la mère exerce seule l'autorité parentale tant qu'une déclaration conjointe des parents ou une décision du juge n'en a pas décidé autrement. Par ailleurs, sans jugement, aucun droit de visite et d'hébergement n'est fixé ni opposable : en cas de blocage, le père doit saisir le juge aux affaires familiales.
Non. Lorsqu'un droit de visite a été fixé, le parent chez qui l'enfant réside est tenu de le représenter aux dates, heures et lieux prévus : refuser indûment de le remettre peut constituer le délit de non-représentation d'enfant, puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende (article 227-5 du Code pénal). En l'absence de jugement, le père saisit le juge aux affaires familiales pour faire fixer son droit de visite et le rendre opposable.
En droit, oui : le juge ne privilégie aucun parent en raison de son sexe et statue sur des critères concrets (disponibilité, logement, implication dans le quotidien, aptitude à respecter les droits de l'autre parent). En pratique, la résidence est plus souvent fixée chez la mère, mais la résidence alternée progresse et un père impliqué, qui prépare son dossier, peut l'obtenir.
D'abord un rappel amiable, puis un courrier d'avocat. Si le refus persiste, deux voies : une plainte pour non-représentation d'enfant et une nouvelle saisine du juge aux affaires familiales pour faire respecter ou aménager la décision. Il est essentiel de documenter chaque refus (SMS, courriels, mains courantes).
Oui, s'il a reconnu l'enfant avant son premier anniversaire : il exerce alors l'autorité parentale en commun avec la mère, exactement comme un père marié. S'il l'a reconnu plus tard, ou si sa paternité a été établie par jugement, l'autorité parentale n'est conjointe que sur déclaration commune des parents ou décision du juge. La seule différence tient à la filiation : automatique pour le mari, elle passe hors mariage par une reconnaissance.