Être rappelé par un avocat

La révision : un principe longtemps fermé, désormais ouvert

Jusqu'à la réforme du 30 juin 2000, la prestation compensatoire ne pouvait pas être révisée, sauf si l'absence de révision devait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour l'un des époux.

L'article 273 du Code civil prévoyait en effet :

La loi n°2000-596 du 30 juin 2000 a considérablement ouvert la voie de la révision de la prestation compensatoire en supprimant notamment la deuxième phrase de l'article 273 du Code civil.

L'article 273 a depuis été abrogé par la loi n° 2004-439 du 26 mai 2004 : le caractère forfaitaire de la prestation compensatoire figure aujourd'hui à l'article 270 du Code civil.

Ce que retient la jurisprudence. La seule condition légale est un changement important dans les ressources ou les besoins de l'une ou l'autre des parties : la Cour de cassation a censuré les décisions qui ajoutaient à la loi une condition d'imprévisibilité. Elle écarte en revanche un changement déjà pris en compte lorsque la prestation a été fixée (par exemple un concubinage du créancier existant dès le divorce). Le remariage, le PACS ou le concubinage stable du créancier survenus après le divorce peuvent, eux, constituer un changement important justifiant une révision à la baisse, voire une suppression de la rente. La preuve d'une baisse durable des ressources du débiteur est également retenue.

Ce qui peut être révisé selon la forme de la prestation

La marge de manœuvre dépend entièrement de la forme retenue au moment du divorce :

  Prestation en capital Prestation en rente
Le montantDéfinitif, jamais révisable.Révisable à la baisse ou à la hausse, sans dépasser le montant initial.
Les modalités de versementÉchelonnement aménageable, en principe 8 ans maximum, plus en cas de changement important de la situation du débiteur (art. 275).Suspension ou suppression possibles (art. 276-3).
Conversion—Conversion en capital possible, à la demande du débiteur ou du créancier (art. 276-4).
Qui peut saisir le jugeLe débiteur (échelonnement) ; le créancier, après la liquidation du régime matrimonial, pour obtenir le solde.Le débiteur et le créancier.
ConditionChangement important dans la situation du débiteur.Changement important dans les ressources ou les besoins de l'une ou l'autre des parties.

Les modalités de révision diffèrent aussi selon que la prestation a été fixée par une convention ou par le juge : il convient de distinguer ces deux situations.

1. La prestation compensatoire prévue par la convention

Cette situation est prévue par les articles 278 et 279 du Code civil.

Les époux peuvent signer une convention de divorce dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel par acte d'avocats (sans juge) ou dans le cadre d'une procédure de divorce devant le Juge aux Affaires Familiales, qui homologue alors la convention. Les règles de révision sont pour l'essentiel les mêmes dans les deux cas.

La convention va prévoir l'allocation ou non d'une prestation compensatoire, son montant et ses modalités le cas échéant, et éventuellement si une révision peut être envisagée.

La convention peut ainsi prévoir la révision de la prestation compensatoire « en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l'une ou l'autre des parties » (article 279, alinéa 3, du Code civil).

Dans ce cas, chacun des ex-époux peut, seul, demander au Juge aux Affaires Familiales de réviser la prestation, en prouvant ce changement important. Cette clause vaut pour les deux types de convention (article 279, dernier alinéa, du Code civil).

Même en l'absence de clause, la loi rend applicables la révision des modalités de paiement d'un capital (article 275) ainsi que la révision et la conversion d'une rente (articles 276-3 et 276-4) : l'un ou l'autre des ex-époux peut alors saisir le Juge aux Affaires Familiales dans les conditions de ces articles. Cette règle, prévue au même alinéa que la clause de révision, vaut aussi pour le divorce par acte d'avocats (article 279, dernier alinéa).

La différence tient à la modification d'un commun accord : une convention homologuée par le juge ne peut être modifiée que par une nouvelle convention, elle aussi soumise à l'homologation du Juge. Après un divorce par acte d'avocats (sans juge), cette exigence d'homologation ne s'applique pas : les ex-époux qui sont d'accord peuvent formaliser un nouvel accord, en pratique un nouvel acte contresigné par leurs avocats.

Nous choisir

Votre première consultation remboursée
en cas d'ouverture de dossier

Dans le cadre de votre consultation, vous serez conseillé par un avocat du Cabinet DAF Darmon Avocats Famille. Votre dossier fera l'objet d'un audit spécifique sur le fond et sur les conditions d'intervention.

2. Révision prestation compensatoire fixée par le Juge aux Affaires Familiales

Selon le mode de versement retenu, la prestation compensatoire fixée par le Juge aux Affaires Familiales peut être révisée de trois manières différentes :

Les 3 cas de révision par le juge

Chaque situation obéit à des conditions et à un régime propres, qu'il convient de bien distinguer.

01

La prestation versée sous forme d'un capital

Si la prestation compensatoire a été fixée en capital, vous ne pourrez en réviser que les modalités de versement et non le montant lui-même, conformément à l'article 275 du Code civil.

En principe, le montant de la prestation ne peut être échelonné que sur un maximum de huit ans.

Mais à titre exceptionnel et par décision spéciale et motivée, le Juge aux Affaires Familiales peut l'échelonner sur plus de huit ans, « en cas de changement important » de la situation du débiteur de la prestation compensatoire.

Cette demande de révision ne peut, par ailleurs, émaner que du débiteur, sous réserve de justifier du changement important de sa situation.

Le créancier peut, lui, demander au juge le paiement du solde du capital une fois le régime matrimonial liquidé (article 275).

Icône prestation compensatoire versée en capital
02

La substitution d'un capital à une rente

Le débiteur, tout comme le créancier, peut solliciter la conversion de la prestation compensatoire initialement fixée sous forme de rente en un capital, conformément à l'article 276-4 du Code civil.

Le débiteur peut saisir le Juge aux Affaires Familiales à tout moment, sans qu'un changement de situation soit exigé. Selon la Cour de cassation, le juge fait droit à cette demande, sauf refus spécialement motivé, lorsque le débiteur justifie être en mesure de régler le capital et que l'âge ou l'état de santé du créancier ne fait pas obstacle à une telle substitution.

En revanche, le créancier, s'il sollicite la substitution, devra quant à lui établir qu'une modification de la situation du débiteur permet cette substitution, notamment lors de la liquidation du régime matrimonial. Le capital est calculé selon les tables fixées par le décret n° 2004-1157 du 29 octobre 2004.

Icône substitution d'un capital à une rente
03

La révision, la suspension ou la suppression de la rente viagère

L'article 276 du Code civil fait de la prestation compensatoire sous forme de rente viagère, une exception en disposant :

Sa révision est prévue par l'article 276-3 du Code civil qui ouvre cette possibilité aussi bien au débiteur qu'au créancier « en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l'une ou l'autre des parties ».

L'alinéa 2 prévoit en revanche que « la révision ne peut avoir pour effet de porter la rente à un montant supérieur à celui fixé initialement par le juge ».

En cas de retour à meilleure fortune du débiteur, le créancier peut solliciter un rétablissement de la rente à son montant initial.

Entre deux révisions, la rente est obligatoirement indexée (article 276-1 du Code civil), en général chaque année, selon l'indice fixé par la décision ou la convention, le plus souvent l'indice des prix à la consommation : cette revalorisation ne nécessite pas de saisir le juge.

Icône révision de la rente viagère

A titre d'exemple, un changement important peut être :

Exemples de changement important

Un changement important dans la situation du débiteur ou du créancier peut notamment résulter de :

  • Le remariage ou le concubinage avec une personne fortunée
  • Le chômage prolongé du débiteur
  • La naissance d'un enfant à charge

Si les héritiers du débiteur ont décidé, par acte notarié, de maintenir les modalités de paiement (article 280-1), ces démarches de révision leur sont également ouvertes. Contactez un avocat prestation compensatoire pour plus de précisions.

Que devient la prestation compensatoire au décès du débiteur ?

L'article 280 du Code civil prévoit qu'au décès du débiteur, le paiement de la prestation compensatoire, quelle que soit sa forme, est prélevé sur la succession. Si elle avait été fixée en capital échelonné, le solde du capital indexé devient immédiatement exigible ; si elle avait été fixée en rente, un capital immédiatement exigible lui est substitué. Les héritiers ne sont pas tenus personnellement : ils ne répondent du paiement que dans la limite de l'actif successoral. Par exception (article 280-1), les héritiers peuvent décider ensemble de maintenir la rente sous sa forme initiale en s'y obligeant personnellement.

Y a-t-il un délai pour demander la révision ?

Aucun délai n'enferme la demande de révision : elle peut être présentée à tout moment, tant que la prestation reste due, dès lors qu'un changement important est établi. Avant de saisir le juge aux affaires familiales, une médiation familiale ou une résolution amiable peut être tentée et est aujourd'hui encouragée par le juge.

Vos questions

Réviser une prestation compensatoire : les questions les plus posées

  1. Oui, si elle a été fixée sous forme de rente. Le juge aux affaires familiales peut la réviser, la suspendre ou la supprimer en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l'un ou l'autre des ex-époux : départ à la retraite, baisse durable de revenus, reprise d'un emploi par le bénéficiaire, par exemple. La révision ne peut pas porter la rente au-delà de son montant initial, et un élément déjà pris en compte lors du divorce ne suffit pas. Le débiteur peut aussi demander à tout moment qu'un capital remplace la rente.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « Ce qui peut être révisé selon la forme de la prestation » →

  2. Le divorce met fin au devoir de secours : la somme versée chaque mois à un ex-conjoint est en principe une prestation compensatoire versée sous forme de rente. On ne peut pas l'arrêter de sa propre initiative : il faut obtenir du juge aux affaires familiales sa réduction, sa suspension ou sa suppression, en prouvant un changement important (remariage ou vie en couple du bénéficiaire, baisse de ressources). Une véritable pension alimentaire ne subsiste qu'après certains anciens divorces pour rupture de la vie commune, soumis à des règles propres. Cesser de payer expose à l'abandon de famille.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « La prestation versée sous forme d'un capital » →

  3. Elle reste due, mais elle est prélevée sur la succession : les héritiers ne la paient pas sur leurs biens personnels et n'en répondent que dans la limite de l'actif successoral. Une rente cesse en principe d'être versée chaque mois : elle est remplacée par un capital immédiatement exigible, et le solde d'un capital échelonné devient lui aussi exigible. Les héritiers peuvent toutefois décider ensemble de maintenir la rente, en s'y engageant personnellement par acte notarié ; ils peuvent alors en demander la révision.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « Que devient la prestation compensatoire au décès du débiteur ? » →

  4. Oui. Lorsque l'époux débiteur ne peut pas verser le capital en une fois, le juge fixe des versements périodiques indexés, sur huit ans au plus. Après le divorce, le débiteur peut demander la révision de ces modalités en cas de changement important de sa situation ; le juge peut alors, à titre exceptionnel et par décision spécialement motivée, dépasser huit ans. Le montant du capital, lui, ne change pas, et le débiteur peut se libérer du solde à tout moment.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « La prestation versée sous forme d'un capital » →

  5. Une demande est possible. Toute rente peut être révisée, suspendue ou supprimée en cas de changement important dans la situation de l'un des ex-époux. Pour les rentes viagères fixées avant la loi du 30 juin 2000, le débiteur ou ses héritiers peuvent en outre en obtenir la révision ou la suppression lorsque leur maintien procurerait au bénéficiaire un avantage manifestement excessif. Le juge tient compte de la durée du versement et des sommes déjà versées, mais aussi de la situation actuelle du bénéficiaire (âge, santé, ressources).

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « 2. Révision prestation compensatoire fixée par le Juge aux Affaires Familiales » →

  6. La pension des enfants fixée dans la convention n'est pas figée : en cas d'élément nouveau, chaque parent peut saisir le juge aux affaires familiales pour la modifier. Si les parents sont d'accord, ils peuvent faire homologuer leur nouvel accord par le juge, ou le signer avec leurs avocats et le faire revêtir de la formule exécutoire par le greffe. La prestation compensatoire fixée dans la convention ne se révise, elle, que si elle est versée sous forme de rente ; pour un capital, seules les modalités de paiement peuvent être revues.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « 2. Révision prestation compensatoire fixée par le Juge aux Affaires Familiales » →

  7. En principe non. La prestation compensatoire ne peut plus être demandée une fois le divorce devenu définitif, et une convention de divorce ne se modifie que par une nouvelle convention signée par les deux ex-époux. La seule voie est l'action en nullité de la convention, si la renonciation a été obtenue par pression, tromperie ou abus d'un état de dépendance ; elle doit être engagée dans les cinq ans. Seule une prestation versée sous forme de rente peut, en cas de changement important, être révisée par le juge.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « 1. La prestation compensatoire prévue par la convention » →

  8. Il n'existe pas de délai fixe : la demande de révision d'une rente peut être formée à tout moment tant que la rente est versée, dès lors qu'un changement important est intervenu dans les ressources ou les besoins de l'une des parties. En revanche, la prestation compensatoire elle-même doit avoir été demandée pendant la procédure de divorce : elle ne peut plus être réclamée une fois le divorce devenu définitif.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « Y a-t-il un délai pour demander la révision ? » →

  9. Pas automatiquement, et seulement pour une rente. Le remariage, le PACS ou le concubinage stable du créancier survenus après le divorce peuvent constituer un « changement important » dans ses ressources ou ses besoins, que le débiteur peut invoquer pour demander au juge la révision, la suspension ou la suppression de la rente (article 276-3 du Code civil). Le juge apprécie l'ampleur réelle du changement, et un élément déjà pris en compte lors de la fixation de la prestation ne suffit pas, en principe, à fonder la demande. Une prestation versée en capital, elle, reste due quoi qu'il arrive.

    Information générale : seul un avocat peut apprécier votre situation.

    Lire la partie détaillée : « 1. La prestation compensatoire prévue par la convention » →

Cabinet DAF Darmon Avocats FamilleUn avocat vous répond
Nous choisir

Pourquoi nous choisir ?
Accompagnement sur mesure

15 ans d'expérience Une ancienneté de 15 ans, au service des familles +1200 dossiers traités Nous accompagnons chaque mois des dizaines de dossiers avec succès Cabinet International Nous traitons des divorces internationaux, amiables et contentieux Nous parlons 3 langues Français, Anglais, Arabe Disponibilité exceptionnelle Soulignée et appréciée par nos clients
15 ans d'expérience Une ancienneté de 15 ans, au service des familles +1200 dossiers traités Nous accompagnons chaque mois des dizaines de dossiers avec succès Cabinet International Nous traitons des divorces internationaux, amiables et contentieux Nous parlons 3 langues Français, Anglais, Arabe Disponibilité exceptionnelle Soulignée et appréciée par nos clients
Français expatriés Divorce amiable de droit français sans venir en France Aucun secrétariat juridique, que des Avocats Vous serez toujours en contact direct avec un avocat, sans intermédiaire Évalué 4.4/5 par +89 Avis clients D'excellentes notations sur Google et Trustpilot 1ère Consultation remboursée En cas d'ouverture de dossier Facturation au forfait Forfait fixé à l'avance en cas de divorce amiable Interviewé dans les Médias Interventions régulières de par notre expertise reconnue
Français expatriés Divorce amiable de droit français sans venir en France Aucun secrétariat juridique, que des Avocats Vous serez toujours en contact direct avec un avocat, sans intermédiaire Évalué 4.4/5 par +89 Avis clients D'excellentes notations sur Google et Trustpilot 1ère Consultation remboursée En cas d'ouverture de dossier Facturation au forfait Forfait fixé à l'avance en cas de divorce amiable Interviewé dans les Médias Interventions régulières de par notre expertise reconnue
Un bureau à Paris Nos avocats interviennent également dans toute la France 4 avocats Tous experts en droit de la Famille et des Successions Expertise en dossiers complexes Divorces internationaux, patrimoine important, conflits parentaux Autorité parentale Protection et défense de vos droits parentaux Violences conjugales Mesures de protection d'urgence et accompagnement spécialisé Pension alimentaire Calcul juste et défense de vos intérêts financiers Enseignant universitaire Maître Jérémie Darmon enseigne aux facultés de droit de Paris
Un bureau à Paris Nos avocats interviennent également dans toute la France 4 avocats Tous experts en droit de la Famille et des Successions Expertise en dossiers complexes Divorces internationaux, patrimoine important, conflits parentaux Autorité parentale Protection et défense de vos droits parentaux Violences conjugales Mesures de protection d'urgence et accompagnement spécialisé Pension alimentaire Calcul juste et défense de vos intérêts financiers Enseignant universitaire Maître Jérémie Darmon enseigne aux facultés de droit de Paris

Témoignages

Ce que nos clients disent de nous

4,4 étoiles sur 5

4.4/5 • Plus de 89 avis clients

Je tenais à vous remercier vous Maître Darmon ainsi que Maître Ribeiro. Vous avez répondu présent quand il fallait apaiser les choses de la même manière que lorsque nous devions nous défendre. Cabinet d'un grand professionnalisme grâce à qui je vais pouvoir profiter de mon fils.

Charles Divaret

Google Avis Google

Je recommande vivement le cabinet Darmon. Maître Darmon est très à l'écoute de ma problématique, répond avec précision à toutes les questions et prend le temps nécessaire pour rassurer. Un accompagnement sérieux et de qualité que je recommande sans hésitation.

Martin Guerichon

Google Avis Google • janvier 2025

Excellent cabinet d'avocats, même pour les cas les plus difficiles : ne lâche rien, toujours disponible, à l'écoute. Je ne regrette pas, au contraire je vous les conseille. Heureusement qu'ils étaient là, dossier pas facile, mais ils ont été très efficaces. Merci encore.

Caro Dolmadjian

Google Avis Google

Le Cabinet DAF Darmon Avocats Famille

Notre équipe

Maître Jérémie Darmon

Avocat fondateur

Enseignant aux facultés de droit de Paris

Maître Elodie Ribeiro

Avocate collaboratrice

Droit international de la famille

Master II Personnes et Droit à Paris 1 la Sorbonne

LLM American Law à la Nouvelle Orléans

Elodie a intégré le Cabinet en janvier 2017

Anglais

Maître Anaëlle Abitan Azoulay

Avocate collaboratrice

Régimes matrimoniaux
Droit des successions

Master II Justice, Procès et Procédures à Paris 12

Anaelle a intégré le Cabinet en mars 2016

Anglais, Arabe

Maître Charline Hays

Avocate collaboratrice

Droit pénal de la famille
Déplacement illicite d'enfant

Master II Carrières Judiciaires à Versailles

Charline a intégré le Cabinet en juillet 2019

Nos interventions

Dans les médias

Nous choisir

Votre première consultation remboursée
en cas d'ouverture de dossier

Dans le cadre de votre consultation, vous serez conseillé par un avocat du Cabinet DAF Darmon Avocats Famille. Votre dossier fera l'objet d'un audit spécifique sur le fond et sur les conditions d'intervention.