Nouvelle adresse du Cabinet à partir du 1er octobre : 156 avenue Victor Hugo, 75116 Paris

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Le concubinage est défini par l'article 515-8 du Code civil qui dispose :

La question qui va se poser lors d'une séparation entre concubins est celle des conséquences de cette séparation et notamment en l'espèce, des conséquences pour le ou les enfants.

Quelles sont les démarches à suivre concernant les enfants ?

La meilleure des solutions est celle de s'entendre pour les modalités de vie des enfants et notamment sur leur résidence habituelle.

En tout état de cause, même si un accord est intervenu entre vous, il est préférable de saisir le Juge aux Affaires Familiales du tribunal judiciaire compétent (en principe celui du lieu où vit l'enfant ; en résidence alternée, celui du parent qui n'engage pas la procédure), afin de faire homologuer votre accord ou de fixer des mesures qui s'appliqueront en cas de désaccord ultérieur. Une médiation familiale peut aussi être engagée en amont.

La saisine se fait par requête, conjointe ou non, ou par assignation.

L'avocat n'est pas obligatoire, bien que recommandé afin de formuler des demandes claires, le droit de la famille étant un contentieux technique.

Sur quels points le juge statue-t-il pour les enfants ?

Le Juge aux Affaires Familiales va statuer sur 4 points principaux :

  • La résidence habituelle des enfants
  • La contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants

1. L'autorité parentale

L'autorité parentale est définie à l'article 371-1 du Code civil comme « un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant ».

Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant dans le but de le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre le développement de sa personne.

Cela recoupe ainsi la faculté de prendre l'ensemble des décisions pour l'enfant, dans son intérêt (santé, scolaire, religion, éducation etc…).

L'article 372 du Code civil prévoit le principe d'un exercice commun de l'autorité parentale.

Il existe une exception à ce principe qui est liée à la reconnaissance de la filiation avec l'enfant.

Le parent établissant sa filiation plus d'un an après la naissance de l'enfant, ou dont la filiation est établie par un jugement, ne sera pas investi de l'exercice de l'autorité parentale, qui sera donc exercé exclusivement par l'autre parent qui aura déjà établi sa filiation, SAUF déclaration conjointe des parents adressée au directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire, ou sur décision du Juge aux Affaires Familiales.

Si le principe est celui d'une autorité parentale partagée/conjointe, elle peut être exercée à titre exclusif par l'un des parents.

Trois circonstances principales, indépendamment de la reconnaissance tardive de la filiation, peuvent conduire à un exercice exclusif de l'autorité parentale. C'est aussi le cas lorsqu'un juge retire à l'un des parents l'autorité parentale ou son exercice, ou lorsque cet exercice est suspendu d'office, par exemple quand ce parent est poursuivi pour un crime commis sur l'autre parent ou sur l'enfant.

Les 3 circonstances d'un exercice exclusif

Indépendamment de la reconnaissance tardive de la filiation, trois circonstances principales peuvent conduire à un exercice exclusif de l'autorité parentale.

01

Parent hors d'état de manifester sa volonté

Article 373 du Code civil.

Icône parent hors d'état de manifester sa volonté
02

Décès d'un des parents

Article 373-1 du Code civil.

Icône décès d'un des parents
03

Si l'intérêt de l'enfant le commande

Article 373-2-1 du Code civil.

Icône intérêt de l'enfant

Le parent hors d'état de manifester sa volonté est celui qui ne peut plus exprimer ses choix, en raison de son incapacité, de son absence ou de toute autre cause (coma, disparition, par exemple). Une mesure de protection judiciaire (curatelle, tutelle) ne suffit pas : le parent protégé conserve l'exercice de l'autorité parentale et accomplit lui-même, sans assistance ni représentation, les actes relatifs à la personne de son enfant (article 458 du Code civil). Si sa situation met l'enfant en difficulté, c'est au Juge aux Affaires Familiales de confier l'exercice de l'autorité parentale à l'autre parent.

Si le parent hors d'état de manifester sa volonté ou décédé ne pose aucune difficulté quant à la compréhension d'une autorité parentale exclusive, la notion d'intérêt de l'enfant en revanche est beaucoup plus difficile à appréhender et fait l'objet d'une appréciation in concreto, en fonction du cas d'espèce.

Le Juge aux Affaires Familiales va notamment dire que l'autorité parentale sera exercée à titre exclusif par l'un des parents en cas de maltraitance/violence de l'autre parent sur l'enfant, de désintérêt ou abandon de l'enfant.

Attention cependant à ce qu'implique l'exercice exclusif de l'autorité parentale pour l'autre parent, qui n'en a plus l'exercice.

Celui-ci, selon l'article 373-2-1 alinéa 5 du Code civil, « conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation de l'enfant. Il doit être informé des choix importants relatifs à la vie de ce dernier. Il doit respecter l'obligation qui lui incombe en vertu de l'article 371-2 du Code Civil », c'est-à-dire la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant.

En effet, seul l'exercice de l'autorité parentale est à titre exclusif.

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2. La résidence habituelle de l'enfant

L'article 373-2-9 du Code civil prévoit que « la résidence de l'enfant peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l'un d'eux », le juge prenant en considération l'intérêt de l'enfant et, selon l'article 373-2-11 du Code civil :

Les critères de l'article 373-2-11 du Code civil

Pour fixer la résidence de l'enfant, le Juge aux Affaires Familiales tient compte notamment :

  • La pratique que les parents avaient précédemment suivie ou les accords qu'ils avaient pu antérieurement conclure ;
  • Les sentiments exprimés par l'enfant mineur dans les conditions prévues à l'article 388-1 ;
  • L'aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et respecter les droits de l'autre ;
  • Le résultat des expertises éventuellement effectuées, tenant compte notamment de l'âge de l'enfant ;
  • Les renseignements qui ont été recueillis dans les éventuelles enquêtes et contre-enquêtes sociales prévues à l'article 373-2-12.
  • Les pressions ou violences, à caractère physique ou psychologique, exercées par l'un des parents sur la personne de l'autre.

Les critères d'une résidence alternée

Plusieurs critères vont être analysés pour établir si une résidence alternée serait envisageable :

  • Capacités matérielles et éducatives des parents ;
  • Proximité géographique entre les domiciles respectifs des parents et entre les domiciles et l'école, induisant un temps de trajet raisonnable pour l'enfant ;
  • Bonne entente entre les parents ;
  • Habitude de vie de l'enfant ;
  • Bonnes relations entretenues avec chacun des parents ;
  • Certain âge de l'enfant ;
  • Etc…

Le Juge aux Affaires Familiales ne se contente pas d'un seul critère pour ordonner la garde partagée, en revanche, un critère peut le convaincre de ne pas l'ordonner, par exemple le bas âge de l'enfant, la distance entre les domiciles ou encore la mésentente entre les parents.

Vraisemblablement certains critères pèsent plus que d'autres mais l'analyse demeure au cas par cas.

Le maître mot est : L'INTERET SUPERIEUR DE L'ENFANT.

Aucune mesure ne sera ordonnée si celle-ci n'est pas conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant.

Le cas particulier du nourrisson

Si votre enfant est encore un bébé, la résidence alternée est en général écartée : le très jeune enfant a besoin d'un cadre de vie stable et d'un référent principal. Les juges fixent le plus souvent la résidence habituelle chez l'un des parents (souvent celui qui assurait déjà l'essentiel des soins), l'autre bénéficiant d'un droit de visite et d'hébergement progressif, adapté au rythme du nourrisson (journées courtes puis nuitées). L'organisation peut évoluer à mesure que l'enfant grandit.

3. Le droit de visite et d'hébergement

Lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile de l'un des parents, le Juge aux Affaires Familiales statue sur les modalités du droit de visite de l'autre parent.

Il résulte de l'article 373-2 du code civil qu'en cas de séparation des parents, chacun des père et mère doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.

Le droit de visite du parent non gardien peut revêtir plusieurs modalités :

  • Classique : un week-end sur deux et la moitié des vacances ;
  • Réduit ;
  • Elargi ;
  • Libre, pour les enfants ayant atteint un âge leur permettant de décider quand ils veulent aller voir leur autre parent.

Dans certains cas, le droit d'hébergement peut être réservé et le parent peut n'avoir qu'un droit de visite.

C'est notamment le cas lorsque le parent titulaire des droits de visite n'a pas un logement adéquat pour accueillir son ou ses enfants.

Dans des cas plus graves, le droit de visite peut être médiatisé, ce qui signifie que le parent rencontre l'enfant selon une fréquence déterminée par le Juge, dans un centre spécialisé où sont présents des éducateurs, des psychologues, un personnel habilité à l'accompagnement de la relation parent/enfant.

Cela vise des situations de rupture parent/enfant ou alors des contextes de dépendance de la part du parent (alcool, drogue, violences…).

Enfin, le droit de visite peut être réservé en cas de motif grave.

4. La contribution à l'entretien et à l'éducation

L'article 371-2 du Code civil fait obligation aux parents de contribuer aux frais d'éducation et d'entretien de leurs enfants, à proportion de leurs moyens respectifs et des besoins des enfants.

Il s'agit donc d'une obligation alimentaire des parents envers leur(s) enfant(s).

L'article 373-2-5 du Code civil prévoit en sus que :

La contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant est fixée en tenant compte d'un barème indicatif disponible sur le site www.justice.fr. Ce tableau n'est qu'un simulateur de calcul, une référence pour les magistrats qui ne sont pas liés par le montant indiqué.

Le calcul de la pension alimentaire pour l'enfant prend en compte :

  • les ressources du parent débiteur,
  • le nombre d'enfants,
  • et la fréquence des droits de visite (réduit, classique ou alterné).

Ces éléments seront les éléments sur lesquels devra se prononcer le Juge aux Affaires Familiales.

Il convient néanmoins de préciser que les modalités du droit de visite et d'hébergement sont en général fixées par le Juge aux Affaires Familiales « à défaut de meilleur accord » : si, en tant que parents, vous vous entendez pour organiser autrement les week-ends ou les vacances, vous pouvez le faire. Attention toutefois : la résidence de l'enfant et le montant de la pension alimentaire fixés par le juge ne peuvent être modifiés que par une nouvelle décision ou une convention homologuée (article 373-2-13 du Code civil). La pension reste donc due telle quelle : un simple arrangement entre vous ne protège pas le parent qui cesse de payer.

En revanche, en cas de désaccord, vous aurez une décision de justice à appliquer ou à faire exécuter, ce qui constitue une protection nécessaire au bien-être de l'enfant.

Se séparer avec un enfant sans être mariés : l'accompagnement d'un avocat

Les concubins n'ont pas de procédure de divorce, mais dès qu'il y a un enfant, la résidence, le droit de visite et la pension alimentaire doivent être fixés — par accord ou par le juge. L'avocat n'est pas obligatoire, mais il sécurise cette étape : rédaction de la convention parentale et demande d'homologation, ou saisine du juge aux affaires familiales en cas de désaccord, calcul de la pension et anticipation du sort du logement et des prêts communs.

Le Cabinet DAF Darmon Avocats Famille accompagne les parents non mariés à Paris et en visioconférence. Vous pouvez nous joindre au 01 56 68 11 45 pour un premier entretien.

Séparation de concubins avec enfant : les questions fréquentes

Ce n'est pas obligatoire si les parents sont d'accord, mais c'est vivement conseillé. Un simple accord écrit entre parents n'a pas de force exécutoire : c'est son homologation par le juge aux affaires familiales qui lui donne la même force qu'un jugement et permet de le faire exécuter en cas de non-respect ultérieur. Pour la seule pension alimentaire, la Caf peut aussi donner force exécutoire à l'accord des parents.

En général, non. Les juges considèrent que le très jeune enfant a besoin de stabilité et d'un référent principal. La résidence est le plus souvent fixée chez un parent, l'autre bénéficiant d'un droit de visite et d'hébergement progressif, qui pourra évoluer avec l'âge de l'enfant.

Les deux parents contribuent à l'entretien et à l'éducation de l'enfant à proportion de leurs ressources et des besoins de l'enfant (article 371-2 du Code civil). Le juge s'appuie sur une table de référence du ministère de la Justice, tenant compte des revenus du parent débiteur, du nombre d'enfants et de l'amplitude du droit de visite.

Il n'existe pas de procédure de séparation pour les concubins : on se sépare librement. Mais dès qu'il y a un enfant, il faut fixer la résidence, le droit de visite et d'hébergement et la pension alimentaire. Deux voies : un accord écrit (convention parentale), que l'on peut faire homologuer par le juge aux affaires familiales pour lui donner force de jugement, ou, en cas de désaccord, une saisine du juge. Il faut aussi régler le logement (bail, indivision) et le sort des éventuels prêts communs.

Pour un nourrisson, le droit de visite du parent qui n'a pas la résidence est d'abord court et sans nuitée (quelques heures, en journée), puis il s'élargit progressivement avec l'âge : nuitées, week-ends complets, puis moitié des vacances scolaires. La résidence alternée n'est généralement envisagée que lorsque l'enfant a grandi.

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Avocat très compétent. Pugnace, il défend ses dossiers d'une « main de maître ». Toujours à l'écoute, très disponible, il accompagne ses clients avec bienveillance et humanité tout au long de la procédure et même après, il reste un précieux conseiller. Maître Darmon est entouré d'une équipe professionnelle à son image. Je recommande vivement ce cabinet.

Céline

Google Avis Google • 2017

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Caro Dolmadjian

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Joelle Jomain

Google Avis Google • juillet 2026

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