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Estimez le montant de la pension alimentaire

Le montant dépend des revenus du parent qui verse, du nombre d'enfants et de la manière dont l'enfant réside. Le simulateur ci-dessous applique la table de référence et donne une fourchette par enfant ; il ne remplace pas l'appréciation du juge.

La méthode de calcul

L'article 371-2 du Code civil dispose que « chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant ». Pour objectiver la discussion, le ministère de la Justice publie une table de référence, accessible sur justice.fr, que les juges utilisent couramment comme point de départ de la discussion.

Pension mensuelle par enfant ≈ (revenu du parent débiteur − le minimum vital de 652 € retenu par la table) × un taux fonction du nombre d'enfants et de l'amplitude du droit de visite.

Ce minimum vital suit le montant du RSA d'une personne seule, arrondi (651,69 € par mois depuis le 1er avril 2026) : on le retranche du revenu du parent débiteur avant d'appliquer le taux, pour ne pas le priver du minimum nécessaire à sa propre subsistance. Il est revalorisé chaque année.

Le tableau des taux (barème indicatif)

Nombre d'enfants Droit de visite réduit Droit de visite classique Résidence alternée
1 enfant18,0 %13,5 %9,0 %
2 enfants15,5 %11,5 %7,8 %
3 enfants13,3 %10,0 %6,7 %

Exemple : parent débiteur gagnant 2 000 €, 1 enfant, droit de visite classique → (2 000 − 652) × 13,5 % ≈ 182 € par mois selon la table de référence.

Un exemple chiffré et l'outil du ministère

Le calcul prend en compte les ressources du parent débiteur, le nombre d'enfants et la fréquence des droits de visite (réduit, classique ou alterné).

Prenons un parent gagnant 1 500 € par mois, avec un enfant qu'il accueille selon un droit de visite classique :

114 euros

Montant mensuel indiqué par le tableau de référence de justice.fr pour cette situation, avec un enfant. Avec deux enfants, il indique environ 98 € par enfant, soit environ 195 € au total.

Le simulateur en ligne de justice.fr permet de calculer directement le montant indiqué par la table pour une situation donnée : revenu du parent débiteur, nombre d'enfants et amplitude du droit de visite et d'hébergement. Pour le même parent avec un enfant, la table indique 76 € en résidence alternée et 153 € en cas de droit de visite et d'hébergement réduit.

Calcul de la pension alimentaire selon le barème indicatif

Ces outils ne donnent qu'un ordre d'idée, aussi bien pour vous que pour le juge : le montant réellement fixé peut s'en écarter.

Le barème n'est qu'indicatif

Ni les parents ni le juge ne sont liés par la table de référence. Le juge aux affaires familiales apprécie souverainement le montant en tenant compte :

  • des besoins réels de l'enfant : frais de santé non remboursés, scolarité, activités, mode de garde ;
  • de l'ensemble des ressources du parent débiteur (salaire, primes, revenus fonciers, revenus de remplacement), pas seulement de son salaire de base ;
  • des charges de chaque parent (logement, crédits, autres enfants à charge) ;
  • de la répartition effective du temps auprès de l'enfant.

C'est là que l'argumentation compte : deux dossiers au même revenu peuvent aboutir à des montants très différents selon la manière dont les besoins et les charges sont présentés.

Quand le parent débiteur a de faibles revenus

Il n'existe aucun montant minimum légal. Pour un revenu proche de 1 000 €, la table de référence indique environ 47 € par mois et par enfant. Lorsque les ressources du parent sont très faibles, le montant retenu peut être réduit, et une dispense reste possible.

L'état d'impécuniosité (dispense de versement jusqu'à retour à meilleure fortune) n'est reconnu que lorsqu'il est établi que le parent ne peut rien verser compte tenu de ses ressources et de ses charges habituelles. C'est une mesure provisoire, pas un arrêt définitif de la pension.

Si vous élevez seul votre enfant et que la pension fixée, bien que payée, est inférieure à l'Allocation de soutien familial — 200,78 € par mois et par enfant depuis le 1er avril 2026, montant revalorisé chaque année —, la Caisse d'allocations familiales vous verse un complément différentiel, à condition que l'écart atteigne au moins 15 € par mois. Ce complément vous reste acquis : il n'est pas réclamé au parent débiteur. En revanche, si la pension n'est pas payée, ou ne l'est qu'en partie, l'allocation vous est versée à titre d'avance et la CAF se retourne contre le parent débiteur pour la récupérer.

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Comment la pension est-elle versée ?

Dans la très grande majorité des cas, la pension est un montant mensuel, par enfant, destiné au parent chez qui l'enfant réside ; sauf refus des deux parents, elle transite par la Caisse d'allocations familiales, qui la lui reverse. Ainsi, pour deux enfants et une pension de 100 € par mois et par enfant, le parent débiteur verse 200 € par mois au total.

Lorsque l'enfant est majeur, le juge peut décider, ou les parents convenir, que la pension lui sera versée directement entre ses mains, en tout ou partie (article 373-2-5 du Code civil). C'est fréquent quand il ne vit plus chez le parent qui l'hébergeait.

Les autres formes de versement

La pension peut aussi être servie autrement qu'en argent (articles 373-2-2 et 373-2-3 du Code civil) :

  • prise en charge directe de certains frais par le parent débiteur ;
  • droit d'usage et d'habitation sur un logement ;
  • versement d'un capital à un organisme accrédité qui sert en contrepartie une rente indexée à l'enfant ;
  • abandon de biens en usufruit ;
  • affectation de biens productifs de revenus.

Depuis le 1er mars 2022 pour les divorces prononcés par le juge, et depuis le 1er janvier 2023 pour les autres titres, la pension fixée en argent est en principe versée par l'intermédiaire de la Caisse d'allocations familiales (ou de la MSA), qui la reverse au parent créancier, sauf refus des deux parents ou décision spécialement motivée du juge. En cas de violences (plainte ou condamnation pour menaces ou violences sur l'autre parent ou l'enfant), les parents ne peuvent pas refuser ce dispositif (article 373-2-2, II, du Code civil).

La pension alimentaire et les impôts

La pension fixée par jugement ou par convention est déductible du revenu imposable du parent qui la verse, à condition que l'enfant ne soit pas rattaché à son foyer fiscal ; le parent qui la reçoit doit alors la déclarer comme un revenu.

Deux points de vigilance :

  • résidence alternée : le parent qui verse une pension ne peut pas la déduire, puisqu'il bénéficie déjà de la moitié de la majoration de parts fiscales pour l'enfant ;
  • enfant majeur non rattaché : la déduction est plafonnée (environ 6 855 € par enfant pour les revenus 2025, plafond revalorisé chaque année), même si la pension réellement versée est supérieure.

Le détail des règles de déclaration figure sur notre page divorce et impôts.

Faire réviser le montant

Une fois fixée, la pension est en principe revalorisée chaque année selon la clause d'indexation prévue par le jugement ou la convention (indice INSEE), sans repasser devant le juge ; lorsqu'elle transite par la Caisse d'allocations familiales, c'est celle-ci qui applique la revalorisation. Toute autre modification, à la hausse comme à la baisse, suppose un changement de situation et une nouvelle démarche : voir demander la révision d'une pension alimentaire. La mise en place d'une garde alternée est l'un des motifs les plus fréquents.

Sur la durée : la pension ne s'arrête pas à la majorité de l'enfant et se poursuit tant qu'il n'est pas autonome financièrement. En cas d'impayé, le parent créancier peut engager un recouvrement dès le premier mois.

Calcul de la pension alimentaire : les questions fréquentes

La table de référence indicative du ministère de la Justice donne un ordre de grandeur : le montant mensuel par enfant y est égal à (revenu du parent débiteur − le minimum vital de 652 € retenu par la table) multiplié par un taux qui dépend du nombre d'enfants et de l'amplitude du droit de visite et d'hébergement (réduit, classique ou résidence alternée). Le juge ne peut pas se fonder sur ce seul barème : il fixe le montant d'après les ressources des deux parents et les besoins réels de l'enfant.

Il n'existe pas de minimum légal. Pour un revenu proche de 1 000 €, la table de référence indique environ 47 € par mois et par enfant. Lorsque les ressources du parent débiteur sont très faibles, le montant retenu peut être réduit, et une dispense reste possible. Si la pension fixée est inférieure à l'Allocation de soutien familial (200,78 € par mois et par enfant depuis le 1er avril 2026), la CAF verse au parent qui élève seul l'enfant un complément différentiel, à condition que l'écart atteigne au moins 15 € par mois ; ce complément n'est pas réclamé au débiteur qui paie la pension fixée.

Oui, une pension peut être fixée en résidence alternée, notamment lorsque les ressources des parents sont nettement différentes, lorsqu'ils ne s'accordent pas sur le partage des frais de l'enfant, ou lorsque l'un d'eux ne peut pas en assumer la charge. En résidence alternée, chaque parent bénéficie d'une majoration du nombre de parts fiscales, mais aucun des deux ne peut alors déduire de ses impôts la pension éventuellement versée.

Oui, hors procédure de divorce : la demande relative à la contribution à l'entretien de l'enfant se fait par requête devant le juge aux affaires familiales, sans avocat obligatoire. L'assistance d'un avocat reste vivement conseillée pour chiffrer la demande à partir de la table de référence, réunir les justificatifs de revenus et de charges et anticiper la question du droit de visite.

Non. La table de référence du ministère de la Justice est purement indicative. Le juge aux affaires familiales apprécie souverainement le montant en fonction des besoins réels de l'enfant (santé, scolarité, activités) et des ressources comme des charges de chaque parent. Le barème sert de point de départ à la discussion, pas de règle.

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Un bureau à Paris Nos avocats interviennent également dans toute la France 4 avocats Tous experts en droit de la Famille et des Successions Expertise en dossiers complexes Divorces internationaux, patrimoine important, conflits parentaux Autorité parentale Protection et défense de vos droits parentaux Violences conjugales Mesures de protection d'urgence et accompagnement spécialisé Pension alimentaire Calcul juste et défense de vos intérêts financiers Enseignant universitaire Maître Jérémie Darmon enseigne aux facultés de droit de Paris
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Maître Darmon et ses collaboratrices sont à l'écoute, bienveillants et disponibles. Ils sauront sans l'ombre d'un doute vous conseiller et vous épauler au cours d'une procédure qui peut être éprouvante.

Jo Mssk

Google Avis Google • mars 2021

Excellent cabinet d'avocats, même pour les cas les plus difficiles : ne lâche rien, toujours disponible, à l'écoute. Je ne regrette pas, au contraire je vous les conseille. Heureusement qu'ils étaient là, dossier pas facile, mais ils ont été très efficaces. Merci encore.

Caro Dolmadjian

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Je ne peux que recommander le Cabinet Darmon. Maître Darmon et ses collaboratrices ont fait un travail remarquable et tenace tout au long de mon divorce à l'amiable. J'ai beaucoup apprécié chez tous le sens de la valeur humaine, la grande cohésion entre eux, la disponibilité pour expliquer ou épauler quand l'émotion était vive. De véritables professionnels qui ont su en découdre et à qui je souhaite le meilleur à chacun.

Joelle Jomain

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